EDOIS, 2010.

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Dépliant.



Née d’un fantasme de détruire les colonnes de Buren et de
découper en petits morceaux une oeuvre de Richard Serra,
l’entreprise EDOIS propose ses services de démolition
d’oeuvres in situ. Edois a été créée à l’occasion de l’exposition
«Collection Permanente» dont j’ai voulu définir le titre. Avec
comme premier objectif de ne pas produire d’objets qui
s’enracineraient dans un lieu, Edois tente de ramener le
caractère permanent des oeuvres de cette collection dans la
fragilité du temps en y définissant une fin. Edois interroge
également la notion d’oeuvre in situ dans la modification du
lien dans le temps, du contexte et de l’oeuvre qui peuvent
tendre à une rupture. Dans le même temps travaillant au
coeur de l’exposition, ce projet sera le dernier et le plus long.
Dans mes sculptures, je cherche dans certains cas à fragiliser
l’objet par l’effet propre de ces actions entremêlées
d’agressivité et de formes d’autorité. Cette notion et ces
recherches sont ici transposées dans l’oeuvre et dans son
mode d’exposition. L’entreprise Edois fait aussi écho a un
précédent travail, +1 où j’ajoute à des oeuvres d’art, une
unité supplémentaire dans le but d’interroger leurs frontières.
Avec Edois, c’est la fin de l’oeuvre, sa mort qui est montrée et
recherchée, toujours dans une visée appropriationiste.