Excitation coercitive, 2011.

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Buste en bronze, aimants et poudre d’aimants

Alors que la peinture est depuis un siècle habituée à subir toutes
les offenses, de ceux qui l’encroûtent, comme Picabia ou
Gasiorowski, ou encore de ceux qui la bravachent, à l’instar de
Magritte ou de Mayaux, la sculpture a globalement été très
épargnée. Nicaise répare l’oubli et la soumet à rudes dénudages
(ainsi qu’on le dirait de câbles). De Maillol, le modeleur de
nymphes potelées, il s’empare et outrage son buste de bronze,
qui se révèle incompréhensiblement supermagnétique
(«Excitation coercitive», 2011). Mangée par la poudre d’aimant,
sa face semble en proie à quelque fatale maladie de peau ;
d’ailleurs, il n’était devenu sculpteur que sur le tard, une
infirmité des yeux ne le rendant plus bon à peindre.

Stéphane Corréard