Fixation évasive / Evasive Fixation, 2010.

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Soufflerie et poussière d’atelier / Ventilation duct, bellows and studio dust


Une bouche d’aération souffle et recrache, le temps de l’exposition, la poussière récoltée dans l’atelier. Ce qui émerge progressivement de ce dispositif, le presque invisible de prime abord, vient finalement envahir, physiquement comme mentalement, le lieu.
Deux modes de présentation distincts sont possibles : le premier dans un espace vide où le nuage de poussière matérialise les sculptures de l’artiste non présentes ; le deuxième où la poussière d’atelier vient se ré-agglomérer à ses propres pièces en se déposant sur elles. Auto-parasitage opéré par une logique de perturbation, un geste de recouvrement.
Le vent de poussière vient se déposer sur les visiteurs comme pour les polliniser et sur le sol en laissant des empreintes de pas, entre témoignage et surveillance.

A ventilation duct blows and, throughout the exhibition, spits out the dust collected in the studio. What gradually emerges from this arrangement—something almost invisible at first glance—in the end invades the place, both physically and mentally.
Two distinct methods of presentation are possible: the first in an empty space where the cloud of dust materializes the artist’s sculptures which are not there; the second where the studio dust is re-aggregated in its own pieces, by being deposited on them. Self-interference operated by a logic of disturbance, a gesture of covering.
The gust of dust settles on visitors as if to pollinate them, and on the floor, leaving imprints of footsteps, somewhere between testimony and surveillance.